
Le gouvernement italien divisé sur le prêt de défense européen alors que les pressions économiques s'intensifient
L'annonce d'Antonio Tajani d'une demande de prêt de défense de l'UE divise la coalition italienne, dans un contexte de pressions économiques et de baisse de la natalité.
La coalition au pouvoir en Italie connaît de nouvelles tensions après l'annonce du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani selon laquelle Rome demandera 14,9 milliards d'euros à la ligne de crédit de défense Safe de l'Union européenne d'ici la fin de l'année. Les partenaires de la coalition, la Lega et Frères d'Italie, ont rapidement résisté à la proposition, soulignant que tout plan de réarmement nécessite l'approbation du Parlement.
Ce désaccord politique survient dans un contexte de pressions économiques plus larges. Le gouvernement est confronté à un examen minutieux de son régime de subventions différenciées sur les carburants, destiné à amortir les hausses de prix provoquées par la fermeture du détroit d'Ormuz. Parallèlement, les pays du Golfe tentent une médiation via Oman, offrant des contributions financières à l'Iran pour rétablir le transit par cette voie maritime. Sur le plan intérieur, les chiffres publiés par l'Istat confirment que le taux de natalité en Italie a chuté à un niveau historiquement bas de 355 000 en 2025, les difficultés économiques étant citées comme le principal frein.
Sources : Corriere della Sera, Il Messaggero, La Stampa.



